Ce billet (dont le titre emprunte à Beatrice Warde son image du verre de cristal1) propose de documenter l’actualité d’une décision typographique récente : celle du département d’État des États-Unis d’abandonner la police Calibri pour revenir au Times New Roman ; et de faire un tour d’horizon des problématiques sous-jacentes, tant il peut être surprenant de voir surgir un débat concernant une technologie d’ordinaire invisibilisée : la typographie.

Timesgate ?
Le 9 décembre 2025, le New York Times publie un article2 suite à une note du département d’État dirigé par Marco Rubio (équivalent de notre ministre des affaires étrangères) que les journalistes se sont procurés et commentent (sans la publier cependant, mais le blogueur John Gruber a retrouvé la source originale et l’a publiée le 10 décembre3). Dans cette note, intitulée « Retour à la tradition : Times New Roman 14 pt exigée pour tous les articles du ministère », le département revient sur l’usage du Calibri comme caractère officiel depuis la décision d’Anthony Blinken, précédent ministre de Joe Biden, en 2023.
Cette note avance principalement les arguments de l’usage « traditionnel » des polices à empattements en matière diplomatique et juridique, le professionnalisme et le « décorum » requis en matière diplomatique, mais pointe aussi un échec de Calibri en termes d’accessibilité. La note propose (impose plutôt) après cet échec présumé de reculer et de revenir à Times New Roman. Évidemment, les rédacteurs du NYT notent au passage un tacle des mesures DEIA (diversité, égalité, inclusion et accessibilité) comme un épisode de la guerre contre le wokisme que mène l’administration actuelle. Ils passent sur quelques références typographiques argumentées de la note, notamment une mention de l’utilisation précédente par Kennedy du Caslon pour faire le lien entre Air Force One et la Déclaration d’indépendance… Quoi qu’il en soit : est-ce typo de droite contre typo de gauche, comme l’a bien écrit une malicieuse chronique du site humoristique McSweeney’s « Virage à droite pour Times New Roman »4 ?
Il pourrait y avoir un peu de ça, si on voit Times New Roman comme la pure tradition et le côté informel de Calibri (navigant quelque part entre Arial et Comic Sans) comme un relâchement et un refus délibéré de porter la cravate. Mais bon. Calibri est restée pendant 16 ans la police par défaut d’une des plus grandes plateformes logicielles mondiales, dont on ne peut pas dire qu’elle est particulièrement bolchéviste : Microsoft. C’est forcément plus compliqué.

Calibri
En 2004, Microsoft commande 6 nouvelles typographies à différents créateurs de caractères, pour remplacer Arial dessiné en 1982 par Robin Nicholas et Patrica Saunders et distribué avec Windows 3.1 (un clone fade de la déjà pas très goûtue Helvetica de Max Miedinger de 1957), et Times New Roman, les deux polices par défaut de sa suite bureautique.
Il faut noter que pour Internet Explorer, un travail de remplacement de ces fontes avait déjà été fait avec brio par Matthew Carter et Tom Rickner en 1993, qui avaient adapté avec succès les polices sans et avec empattement à la lecture sur les gros pixels de nos écrans en créant Verdana et Georgia.
C’est Lucas de Groot qui propose alors Calibri, police qui deviendra pendant 16 ans la police par défaut de tout nouveau document créé dans la suite Office. Calibri est une police assez droite, mais aux coins arrondis, pas follement informelle, dont la fadeur et la mollesse ne m’ont jamais excité. Mais j’apprends cette semaine de son auteur lui-même qu’il en avait proposé deux variantes à Microsoft : bouts ronds et non arrondis, et qu’à son grand dam, ce fut l’arrondie qui fut élue. Ça me réconcilie un peu avec lui, j’avoue.
Lucas de Groot a réagi vivement à la polémique de ces jours-ci avec une suite de posts sur LinkedIn5 dans lesquels il insiste sur le fait que ces polices étaient dessinées pour l’écran plus que pour l’impression. Souvenez-vous : n’aviez-vous pas, vous aussi, en signature de vos emails ce petit avertissement qui demande : « ne m’imprimez pas, sauvez un arbre » ? Bref, les écrans n’étaient en effet à l’époque toujours pas en haute définition et stagnaient à 72/96 pixels par pouce (Retina / HiDPI est arrivé en 2010 seulement avec l’iPhone 4 avant de s’étendre aux ordinateurs) et le pack de polices concerné par Calibri (avec aussi dedans Cambria de Jelle Bosma, Candara de Gary Mundt, Consolas de Lucas de Groot également, Constantia de John Hudson, Corbel de Jeremy Tankard et Meiryo de Eiichi Kono et Matthew Carter) s’appellait ClearType fonts, une astuce de Windows pour tenter de lisser et espacer plus finement les caractères en tâchant de couper les pixels en trois6.
C’est un peu technique, mais il faut comprendre que les créations typographiques répondent presque toujours à un défi technique, au delà de leur esthétique. C’était déjà le cas de Times New Roman, nous y reviendrons.
Calibri a été remplacée après 16 ans par Aptos de Steve Mateson, vieux routard de la typo numérique, créateur de dizaines de fontes dont l’universel Noto pour Google. Aptos est plus versatile, proposant des variations sans empattements, avec, et aussi en mécane (slab ou gros empattements), ainsi que monospace. Elle est qualifiée par Microsoft de fonte de l’ère du Cloud. Gérard Blanchard appelait ça un « Pack de totale typographie ».

Accessibilité
En général, les empattements aident à la lecture sur deux points : lier les lettres et aider à la formation d’une silhouette du mot. Car ce sont des mots que nous lisons, pas des lettres. Mais ils peuvent compliquer la lecture pour certains publics, notamment mal voyants ou dyslexiques.
Calibri était-elle particulièrement accessible et inclusive ? Pour répondre à cette question, il faudrait savoir ce qui rend une police accessible et inclusive. Et tout le monde n’est pas d’accord là dessus. Il faudrait y consacrer au moins un article entier, ici je ne reprends que quelques traits.
Pour l’accessibilité, il existe de nombreux caractères dédiés, dont le site Techlab-handicap propose une liste assez à jour7. Il y a de nombreuses discussions au sujet de leur efficacité. Mais en allant voir comment elles se présentent, on leur trouve des points communs : bien distinguer les signes, sans ambiguïté, ainsi que leur orientation (quitte à les « alourdir » en bas), préserver la silhouette des mots, etc. Il y a des points communs avec les polices de signalétique, comme le Frutiger, conçu pour être lu de très loin dans un aéroport comme Roissy pour laquelle le caractère avait été dessiné. Dans un style plus informel, Jean François Porchez a dessiné la Parisine, si agréable et claire aux voyageurs du métro et qui semble à son tour avoir la désaffection de la région Ile-de-France.
En ce qui concerne l’inclusion, on peut aller beaucoup plus loin avec par exemple les caractères du collectif Bye Bye Binary qui proposent de prendre en charge l’inclusivité de genre dans la typographie elle-même8. Mais là, on ouvre un horizon de « wokisme » à faire trembler les républicains et bien des démocrates.
Cependant, hormis la recommandation du mémo précédent de l’administration Blinken / Biden de composer un corps plus grand, Calibri n’a pas tellement de qualités accessibles. Par exemple on peut facilement confondre les lettre l et I, et rnm se ressemblent diablement, ainsi que o et O. Quand à l’inclusion de genre, il n’en était pas même questions. Imaginons un monde où le caractère par défaut de Microsoft Word serait inclusif… Même la France n’est pas prête, ayant banni elle aussi officiellement l’écriture inclusive.
Bref, sur ces points, comme le dit John Gruber dans son blog3, il est clair que Rubio n’a pas complètement tort, c’était un peu de la poudre aux yeux que de prétendre être accessible en utilisant cette police par défaut (au moment où elle s’en va, de surcroît). Un véritable travail d’adaptation aurait pu être fait. Et le choix de Calibri était discutable. Bref, il faut reconnaître qu’il est difficile de défendre Calibri sur ce plan précis.
Mais est-ce que cela fait de Times New Roman un meilleur choix ?

Times New Roman
Times New Roman a été créé pour le quotidien anglais The Times en 1932 par Stanley Morison et Victor Lardent. C’est un caractère que Maximilien Vox range dans la famille des réales dans sa classification. Comme ce nom l’indique, la famille a un lien avec le politique. Nous y revenons juste après.
Mais avant cela, un peu de technique, encore. Ce caractère a été conçu pour demeurer lisible en petits caractères imprimés sur du mauvais papier. Il a été exploité sur Monotype et Linotype, avant d’évoluer légèrement à l’époque du laser dans les années 1990 (comme le montre l’image d’ouverture de ce billet). La version numérique utilisée par Microsoft, nous dit Lucas de Groot, a cet inconvénient d’être la numérisation de grands corps de titres. Une fois réduite au petit corps de texte, elle présente trop de détails, trop de contraste. Car oui, en typographie, il y a aussi cette nuance qu’un même caractère n’a pas la même forme selon sa taille.
De plus, si vous l’avez déjà employée, il y a cette impression que le regular est un peu trop maigre et le bold un peu trop gras. Et comme il n’y a que deux graisses, ce qui est très limitant, on a l’impression de ne jamais être bien. Bref, Times New Roman est une numérisation ancienne d’un caractère, au dessin mal choisi, et qui mériterait d’être révisée à l’ère d’Open Type et des fontes variables.
Cela n’empêche pas le Times d’être la police par défaut du web, aujourd’hui encore, quand on ne spécifie aucun style, les navigateurs web composent le document HTML en Times.
Times New Roman est une typographie rationnelle. Elle se range dans la famille transitionnelle, ou réale, une évolution de la Garalde humaniste et ronde, plus régulière dans ses inclinaisons, ses tracés, avec des contrastes plus marqués entre les pleins et les déliés. René Ponot, historien de la typographie, commente : « Les réales, ou caractères des monarchies de droit divin, font la transition entre les garaldes et les didones qui vont suivre. Leurs dessins ne suivent plus le “geste de la main”, mais sont réalisés géométriquement. Leur œil est plus étroit que celui des garaldes. Le contraste pleins/déliés est encore plus marqué. Les empattements sont horizontaux. Les graisses sont distribuées par rapport à un axe généralement quasi vertical. »
En effet, Louis XIV commande un caractère à l’imprimerie royale en 1692, c’est le romain du Roi auquel Philippe Grandjean s’attelle, et qui sera utilisé dès 1702, puis repris et complété de 1740 à 1745 par Louis-René Luce. Il ouvre l’ère des transitionnelles parmi lesquelles on trouve aussi le fameux Baskerville (1757). C’est précisément ces caractères qui vont inspirer à Stanley Morison le Times, dans sa droiture et sa régularité. Un ADN royal. Le Times n’est donc pas un choix de décorum insensé, pour un King.
Polices politiques
On pourrait d’ailleurs passer un petit moment sur les relations entre le pouvoir et les signes imprimés. Car elles ne se manifestent pas uniquement par cette famille des réales.
Dès les années qui suivent l’invention de l’imprimerie, le privilège royal accompagne celle-ci qui s’exercera donc sous le contrôle de l’État. Protection commerciale d’un lourd investissement, c’est évidemment très rapidement un moyen de contrôle et de censure qui va se prolonger. Pas sans faille cependant, grâce à des législations plus permissives, à la contrefaçon et à la contrebande en Europe. Certains détestent ces pirates de l’imprimerie, comme Kant, qui écrit en faveur du respect du droit d’auteur, mais d’autres l’utilisent et laissent faire, comme Thomas Paine, pour contribuer à diffuser ses idées plus largement. Ce d’autant que ces imprimeurs de l’ombre ou de règles plus souples permettent aussi de contourner la censure qui s’exerce en France. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, nombre d’ouvrages sont édités en Hollande, plus libérale, comme les Lettres Persanes de Montesquieu ou les Lettres d’une Péruvienne de Françoise de Graffigny, que nous venons de rééditer sous forme d’emails9.
Depuis le dépôt légal qui trouve son origine dans l’ordonnance de Montpellier de François 1er en 1537, et la constitution de la future Bibliothèque nationale, chaque imprimé sera soumis à l’obligation d’un enregistrement d’État, ce qui va permettre de construire un patrimoine unique, mais aussi d’exercer un contrôle très fin de l’édition. L’histoire de la censure est constante, même si elle est pleine de révoltes et de rebondissements.
Avance rapide : en 1978 Marcel Gotlib se fend de deux pages calligraphiées pour affirmer sa différence d’avec le monde « légitime » et typographique des sérieux, et des censeurs, dans un coup de gueule mémorable contre la censure : la bande dessinée peut être adulte sans être typographique. Soumise à la loi sur les publications destinées à la jeunesse, échappera-t-elle pour autant au pouvoir ?

Pour l’anecdote, en 2020, le premier ministre Édouard Philippe publie lui aussi une note intitulée Nouvelle stratégie de marque de l’État. avec une typographie spécifique : le Marianne, une sans-serif ronde et géométrique élégante (dessinée par Mathieu Réguer) qui sera complétée pour le texte par le Spectral de Jean-Baptiste Levée, commandé et diffusé par Google en 2017. Tout support de communication devra s’y conformer. On a de la chance car c’est clairement un meilleur choix typographique que celui fait par Rubio.
Marianne, qui n’est pas sans rapport formel avec Futura de Paul Renner, nous donne l’occasion d’aborder au passage un aspect plus dramatique de la relation entre le pouvoir et les lettres. En 1941 les lettres gothiques ont envahi l’Europe. Soudain ces lettres gothiques sont brutalement rejetées par le régime nazi. Dans un revirement étonnant, les caractères censés incarner jusque là parfaitement « l’esprit allemand » sont déclarés « enjuivés » et le régime s’approprie à la place le caractère géométrique très pur Futura de Paul Renner alors en exil, que ce même régime avait pourtant jugé « dégénéré » quelques années auparavant. Le « Reich de 1000 ans » qui se destine à conquérir le monde veut-il se donner une nouvelle universalité ? Futura gardera cependant l’affection des designers, malgré cette spoliation brutale, et ne peut être assimilé à ses spoliateurs.

Décorum
Comme souvent avec la typographie, prendre le temps d’observer et de connaître ce qui est d’ordinaire sous notre seuil de perception, et demeure peu connu des non-spécialistes, apporte donc quelques éléments intéressants.
Derrière l’argument du « professionnalisme » et du « sérieux » employé par la note Rubio, on voit que c’est aussi un imaginaire de pouvoir et de royauté qui se reflète dans un choix de caractère. Probablement inconsciemment, tout comme les caractères typographiques connotent un imaginaire, qu’ils soient gothiques pour une enseigne de charcuterie ou ornés de boucles, de larges pleins et de déliés calligraphiques pour une pâtisserie. Les publicitaires et les affichistes connaissent bien cela depuis longtemps.
On a vu que dans tous les cas, ni Calibri ni Times New Roman ne constituaient un choix optimal en termes d’ergonomie, d’accessibilité, ni même de lisibilité, ceci pour des raisons différentes. Alors y aurait-il eu un meilleur choix ? Pas facile (à supposer même qu’on en ait envie) de faire des recommandations. Qui aurait osé recommander Futura au Führer (à part l’architecte Albert Speer, sans doute) ?
Les États-Unis possèdent une longue tradition typographique, et les plus grands catalogues de fontes du monde. Certes Tobias Frere-Jones a produit un caractère déjà pris par l’autre camp (le Gotham de la campagne Obama), et la fonderie Emigre de Zuzana Licko porte un nom qui ne colle pas tout à fait avec la politique de frontières de cette administration, il reste de grandes figures, comme Morris Fuller Benton, dont le Century Schoolbook est bien connu des écoliers américains, ou encore le Minion de la grande plateforme Adobe, dessiné par Robert Slimbach, et qui constitueraient une alternative tellement plus élégante au Times New Roman. Il y a aussi Frederic Goudy ou Frank Hinman Pierpont et son fameux Plantin. Bref, d’autres belles réales bien royales existent, mieux numérisées et lisibles.
Plus près de nous il y a aussi aujourd’hui un Matthew Butterick, juriste et typographe étonnant, qui aurait sans doute apporté le « professionnalisme » juridique requis10. Ou encore Carol Twombly, autrice de tant de revivals de caractère chez Adobe. Mais tous ces gens accepteraient-ils et elles de travailler pour ce gouvernement, de s’associer à cette politique ? Pas certain du tout. De toute manière, la question ne se pose pas car ce gouvernement n’a pas eu l’intelligence de s’adresser aux professionnels. Et de même qu’il opposait au Black lives matter son All lives matter, l’essentiel semble être pour lui de simplement en profiter pour se retourner contre le programme DEIA (diversité, égalité, inclusion et accessibilité), de noyer le poisson dans l’indistinction et de semer la confusion.
Car c’est important, Rubio qui, avec ce retour des empattements, se soumet vaguement au penchant néoclassique de Trump (tendance péplum à la peinture dorée), ne fait avec ce choix que souligner une faute de goût et un manque de culture. C’est évident, il suffit de regarder quelques photos des intérieurs de la Trump tower de Manhattan, de Mar-a-Lago, ainsi que depuis quelque temps, des extérieurs tels que Trump les voit pour « make federal architecture beautiful again »11. Mais ils ne sont pas plus typographes qu’architectes, car il leur faudrait de l’empathie pour comprendre la typographie, elle qui relève de l’attention au message et à ses utilisateurices, du soin comme j’ai pu le développer dans mon livre Typothérapie 12. Et ces gens en sont dénués.
Si le pouvoir courtise et surtout encadre depuis longtemps la typographie, il devrait savoir, depuis le temps, que la typographie ne l’estime pas spécialement en retour, elle qui méprise « le lucre et la gloriole », comme le l’affirmait le premier serment de Lure13. Soit tout le contraire de cette administration et de ses actions (pour les moins pires d’entre elles probablement, car ce sujet reste anecdotique et il y en a de bien plus graves).
Les notes
- Un titre inspiré par The Crystal Goblet, or Printing Should Be Invisible de Beatrice Warde, article de 1930 dans lequel elle définit la typographie comme un écrin invisible destiné à mettre en valeur son contenu, le message imprimé, à s’effacer devant lui, comme un verre laisse apparaître la robe du vin au lieu de la masquer. https://readings.design/PDF/The%20Crystal%20Goblet.pdf ↩
- Michael Crowley & Hamed Aleaziz, « At State Dept., a Typeface Falls Victim in the War Against Woke », New York Times, 9 déc. 2025, https://www.nytimes.com/2025/12/09/us/politics/rubio-state-department-font.html. ↩
- John Gruber « The Full Text of Marco Rubio’s Directive on State Department Typography, Re-Establishing Times New Roman », Daring Fireball, 10 déc. 2025, https://daringfireball.net/2025/12/full_text_of_marco_rubio_state_dept_directive_times_new_roman. ↩ ↩
- Mike Larcher, « Times New Roman Turns Right », Mc Sweeney’s, 11 déc. 2025, https://www.mcsweeneys.net/articles/times-new-roman-turns-right. ↩
- Série de posts de Lucas de Groot sur Linkedin, https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7404943053876019200/. ↩
- Un magnifique livret explique la genèse de ces familles de caractères et donne la parole à leurs créateurs (pas une créatrice à l’horizon, malheureusement) et on peut le télécharger à cette adresse : https://learn.microsoft.com/en-us/typography/cleartype/pdfs/nowreadthis.pdf. ↩
- « Les polices de caractères dites “accessibles” », Techlab handicap, https://techlab-handicap.org/boite-a-outils/les-polices-de-caracteres-dites-accessibles/. ↩
- La typothèque Bye Bye Binary est ici : https://typotheque.genderfluid.space/fr. ↩
- Sur le site feuilleton.email. ↩
- Le site de l’étonnant Matthew Butterick https://matthewbutterick.com/ et sa typothèque : https://mbtype.com/. ↩
- Zachary Small, « Trump Signs Executive Order to Make ‘Federal Architecture Beautiful Again’ », New York Times, 28 août 2025, https://www.nytimes.com/2025/08/28/arts/design/trump-executive-order-architecture-federal-buildings.html. ↩
- Typothérapie, C&F éditions, 2023. https://cfeditions.com/typotherapie/. ↩
- « Par le Verbe incarné, par l’Alpha et par l’Oméga, par la montagne de Lure, je fais vœu de mépriser le lucre, de renoncer à la gloriole, et de servir l’esprit. » 1953, premier manifeste des Rencontres de Lure. https://chronologie.delure.org/1952-1959/1953-naissance-des-rencontres-de-lure. ↩