Allez voir cette page (vous revenez, après, hein ?). Vous avez remarqué ? Ben oui, Flash pourrait enfin servir à quelque chose d’autre qu’à exaspérer ou harceler les utilisateurs du web !
Ceux qui souhaitaient utiliser des polices de caractères autres que les traditionnelles et obligatoires Verdana, Arial, Helvetica, Georgia, Times dans leurs pages web ne pouvaient le faire qu’en les pixelisant (en les transformant en images), perdant du coup tous les avantages du texte (recherche, sélection, indexation). De vieilles technologies comme les webfonts permettent certes d’inclure des polices dans les pages, mais elles sont si tordues et si propriétaires (l’une par microsoft pour internet explorer seulement, et l’autre par Bitstream si je me souviens bien pour Netscape seulement) qu’elles ont été de fait délaissées et abandonnées des designers.
sIFR que je viens de découvrir, utilise une combinaison astucieuse de CSS, javascript et Flash pour afficher dans les pages web du vrai texte, dans les polices choisies, avec quelques avantages, comme la compatibilité avec « tous » les navigateurs (de Konkeror à Opéra en passant par Firefox, et IE), la possibilité de sélectionner et rechercher dans le texte – puisque c’est du vrai !- et la possibilité d’afficher la page avec les polices par défaut du web en cas d’absence de plug’in flash (une absence rare, mais qui devient plausible face à l’agression publicitaire permanente qui s’appuie sur cette technique). Bref, des pages personnalisées, valides, accessibles, et jolies 100% pur texte, comme on aime.
Je n’en dis pas plus, on peut tout savoir et voir des exemples sur le site de sIFR http://www.mikeindustries.com/sifr/ en lisant bien la documentation en ce qui concerne l’utilisation des polices protégées par copyright. Les outils sont téléchargeables et une bibliothèque de polices sIFR libres et prêtes à l’emploi est disponible ici : http://www.fontsmack.com/resources#sifr .
Une limite toutefois, les pages semblent un peu lentes à l’affichage, ce ne sont pas les masses de données qui transitent par le réseau, mais les calculs un peu complexes demandés au navigateur qui en sont la cause. Mike Davidson, à l’origine de cette initiative, recommande d’ailleurs de limiter leur usage aux titres. Surtout-surtout, si vous testez, racontez-moi !
En tout cas, voici une occasion (elles sont rares) de revenir sur les 25 raisons de dire non à flash de Patrick Murris ;-)