Secret de Lure

Moi, si j’étais vous, je viendrais… Secrets, écrits intimes, messages cryptés les énigmes de l’écriture et de l’image Semaine de typographie à Lurs, du 23 au 29 août 2009.

ON peut s’inscrire, c’est ouvert ! (20% de remise sur l’inscription jusqu’au 30 juin 2009)

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Les secrets sont faits pour être partagés, mais pas avec n’importe qui. Pour les transmettre sans les divulguer : des écritures et images lisibles et illisibles à la fois qui cachent et brouillent ce qu’elles devraient transmettre. Tout à l’opposé, certaines dévoilent beaucoup plus que prévu, trahissant nos secrets et les livrant au décryptage et à l’interprétation, car on en écrit toujours beaucoup plus qu’on ne croit. Lisible et illisible, illusions et vanités, inavouable et inécrivable, une fois encore, les Rencontres de Lure montrent que ce qu’on appelle « le fond » d’une question trouve bien des réponses dans la forme… et c’est aux petits et aux grands secrets que les auteurs, graphistes, plasticiens, chercheurs et typographes nous initieront.

http://www.rencontresdelure.org/ete/prog.html Les secrets sont faits pour être partagés, mais pas avec n’importe qui. Pour les transmettre sans les divulguer : des écritures et images lisibles et illisibles à la fois qui cachent et brouillent ce qu’elles devraient transmettre. Tout à l’opposé, certaines dévoilent beaucoup plus que prévu, trahissant nos secrets et les livrant au décryptage et à l’interprétation, car on en écrit toujours beaucoup plus qu’on ne croit.

Il y a là une zone d’ombre dans laquelle s’installent ces écrits et ces images énigmatiques, souvent fascinants comme ces gravures qui recèlent plusieurs images, se révélant dès qu’on les retourne. Sous quelle forme et dans quelle langue tout cela se fait-il ? Depuis l’antiquité, et jusque dans les programmes informatiques se développent l’art et les techniques qui permettent de dissimuler, de crypter des messages pour en réserver la lecture à quelques élus. Métaphores, acrostiches, signes étranges, illusions ou codage pur et dur, autant de défis pour les lecteurs indésirables, qui s’arment de patience et de génie pour parvenir à les décoder. Un génie à la démesure de ceux qui les avaient élaborés.

Ces objets nous fascinent peut-être parce qu’ils pointent une frontière à repousser. Ils nous montrent qu’on peut se forger une langue de temps à autre, et inspirent les utopistes qui rêvent de langages universels, sans ambiguïté, transparents. Tout cela jusqu’à la folie, si certaine de sa limpidité alors que personne ne peut plus la comprendre. Finalement, ces jeux de signes nous apprennent beaucoup sur le langage.

Lisible et illisible, illusions et vanités, inavouable et inécrivable, une fois encore, les Rencontres de Lure montrent que ce qu’on appelle le « fond » d’une question trouve bien des réponses dans la forme… et c’est aux petits et aux grands secrets que les auteurs, graphistes, plasticiens, chercheurs, et typographes intervenants de la semaine d’été 2009 nous initient.

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Blank (1)

Je travaille depuis des semaines dans un environnement xhtml-css contrôlé, on dit un framework. Cette chose que j’ai développée et qui s’appelle Blank permet de monter des pages et interfaces facilement et rapidement. Il me faudrait un peu de temps pour le décrire, je vais préparer ça. En deux mots pour l’instant : Blank a été fait pour arrêter de répéter toujours la même chose (les mille petits détails qu’on recommence souvent et qui cristallisent pas mal d’expérience) et pour se consacrer au spécifique. Sans trop d’efforts, il aide à la construction de pages, gère la compatibilité avec tous les navigateurs :-), assure une bonne accessibilité, et la validation des pages. Le framework se veut simple : il est à géométrie variable extrêmement souple. Par exemple il fonctionne en mode file: (par exemple sur une clé usb). Pourquoi ? parce qu’on commence souvent par des maquettes, que c’est pratique pour laisser une démo cliquable. Mais aussi, un cran au dessus, il tourne en mode http: statique ou dynamique. Il permet donc de gérer un projet de la maquette au serveur final (parfait pour un mini-site) sans avoir à installer et configurer dix-mille trucs pour commencer à travailler des interfaces. Enfin, encore au dessus, il s’intégre dans pas mal de CMS dont notre Sydonie. Bref, on dispose enfin ici de l’outil dont on rêvait (avec BBEdit :-) pour faire du web. J’y reviendrai quand j’aurai fini et documenté la « V1 » et tranché la question de la licence.

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Robert, la vengeance

imageRobert revient et il n’est pas content. En fait on dirait bien qu’il voudrait croquer la rousse… Un thriller ? une production hollywoodienne ? En direct de Cannes ? Non, un avatar de l’activité éditoriale parisienne. Mais la « bande annonce » vaut vraiment le détour… (Mettre le son à fond est indispensable). Il se trouve que nous avons réalisé la composition typo de ce dictionnaire émancipateur, que dis-je ! libérateur (de la famille). Un héros ce Robert. La bande annonce est en haut à droite de la page d’accueil du site internet le Robert ces jours ci (si elle n’y est plus, elle se trouve ailleurs).

http://www.lerobert.com .

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Google l’entonnoir

imageNous attendons avec impatience le prochain livre C&F, qui est chez l’imprimeur. L’entonnoir est un ouvrage sur Google, un ensemble d’essais critiques coordonné par Brigitte Simonnot et Gabriel Gallezot, avec une petite fiction, enGooglés, de Cory Doctorow, pour la récré ;-). Le résumé de quatrième de couverture suivi de quelques notes sur la conception du livre :

Après les discours de glorification, souvent repris par les médias de masse, après les dénonciations, voici venu le temps des analyses. Les auteurs de cet ouvrage collectif souhaitent passer au-delà des messages promotionnels de Google Inc. Partant des pratiques, notamment celles des étudiants et des journalistes, éclairant les méthodes de la recherche documentaire et décryptant les discours de (et sur) l’entreprise, ils soumettent Google au regard lucide et intransigeant de la recherche en sciences de l’information et de la communication. Avec Google, la « philosophie » d’entreprise rejoint les intérêts économiques. L’entonnoir dans lequel se déverse tout le web est devenu l’outil indispensable à l’internaute. Un outil façonne toujours la main qui l’utilise. Si le pouvoir de Google suscite l’attraction, il nécessite également une prise de recul, un temps d’analyse et de confrontation. Ce travail nous permet de décoder les projections mentales de l’entreprise Google pour mieux en éprouver les mythes et les limites, […] de tisser les ponts entre l’efficacité de la machine et l’autonomie des individus, entre le pouvoir du calcul et la décision démocratique raisonnée.

Les auteurs : Jacques Araszkiewiez, Éric Boutin, Mamadou Diouma Diallo, Philippe Dumas, Daphné Duvernay, Olivier Ertzscheid, Gabriel Gallezot, Olivier Le Deuff, Céline Masoni-Lacroix, Nicolas Pélissier, Paul Rasse, Alexandre Serres, Brigitte Simonnot. Avec une préface d’Hervé Le Crosnier et en guise de postface, la nouvelle inédite enGooglés de Cory Doctorow.

Making of :

Dans cet ouvrage quelques éléments, pas révolutionnaires, mais volontairement réunis pour améliorer la lecture : les notes en bas de page, avec un décrochement de l’empagement pour faciliter le repérage, idem pour les intertitres. L’empagement est donc un peu malmené, ce n’est plus un strict rectangle (pardon, Monsieur Tschichold), mais le regard circule et les marges s’activent. Un choix de caractères / interlignage privilégiant la vitesse et le confort de lecture. Sobre et très (trop ?) discretes, mais redoutablement efficaces et élegantes, Minion avec Franklin gothic. Quelques petits nuages de mots générés par Wordle aussi.

L’entonnoir, Ouvrage collectif, 248 pages, 24 €, ISBN 2-915825-05-X vendu en librairie et en ligne : c&f editions.

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