Paul Rand de passage…

« Don’t try to be original, just try to be good. » Paul Rand est de passage dans cette page :-) Quel honneur, je suis peut-être old school, mais c’est mon chouchou (merci merci John Gruber). De brefs extraits d’interview, où Paul Rand parle de design, du dialogue forme et contenu, et lâche ce pédagogique « arrête d’essayer d’être original, essaie simplement d’être bon », et des logos plutôt joliment animés par les gens de Imaginary Forces. Quelle tristesse de constater la disparition progressive des créations de Rand dans la fièvre (décriée) du « redesign » tous azimuth des logos d’entreprises, à grand frais, sous l’impulsion des agences de publicité et par elles mêmes (enfin par leurs stagiaires gratuits et pas toujours compétents). Ça s’appelle l’entropie, et c’est rentable. De l’air ! Paul, come back !

PS : et comme c’est joli de voir des formes bouger, je consigne aussi ici le lien Forget the films, watch the titles (archive de génériques de films – mais sur ce vaste sujet il n’y a qu’une référence encore, toujours le même, Étienne).

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Infobèse, qui es-tu ?

Où il n’est pas question de cybersexe (quoique) mais plutôt de « feed » en excès. Je sais que je vais manquer de temps pour écrire ici ces temps-ci, il faut que je me concentre sur la typographie et le travail, mais je garde dans ce post quelques notes pour ce qui pourrait être un texte cernant un sujet qui me semble signifiant et qui mitonne depuis trop longtemps. J’écris avec encouragements. Plan et sources dans « Lire plus ».

En gros : Il existe une pathologie qu’on appelle l’infobésité. Elle est le signe de difficultés dans l’excès d’informations que nous sommes en train de collecter en machines. D’un côté un mouvement formidable de numérisation, totalement universel, avec énormément d’intelligence, de génie, de créativité à l’œuvre, ne serait-ce que pour appréhender ces masses de données. Le fait : nous sommes tous engagés dans un processus d’apprentissage et de constitution d’intelligence artificielle. De l’autre l’inquiétude, un genre de panique qui dessine une anti-utopie menaçante, façon Matrix en sérieux. Est-ce cette déchirure qui est derrière les petits malaises quotidiens de l’homo numericus, et dont l’infobésité est le signe ?

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2008, la vengeance

Encore Livre, ! (et c’est pas fini si je tiens la chronique de l’expo itinérante). Bon, en tout cas, cette fois, c’est l’Agenda du Livre, 2008 coédité par le CNL (Centre national du Livre) et l’œil neuf. Un agenda qui reprend au fil des semaines, les photographies, des textes de Michel, ainsi que des événements liés au livre en France. Il est joli, sobre et quand même coloré. Merci Patricia Chapuis, graphiste talentueuse et ex-clu-sive de mes images ! Je le trouve un peu cher mais bon. L’objet vraiment agréable. J’imagine que le Cnl en offre :-) sinon il se trouve en librairie (ou même à la Fnac).

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Nullaosta

imageUne petite intervention auprès de l’AIAP associazione italiana progettazione per la comunicazione visivan, dans le cadre de leur semaine NULLAOSTA, Grafica, confini, relazioni. à Aoste, du 4 au 7 octobre 2007

« Il silenzio del tipografo » Si potrebbe immaginare di estrarre per un attimo – il tempo di un dialogo – la tipografia dalla sfera della comunicazione in cui la si manipola abilmente. Ma il tipografo è piuttosto silenzioso. Come un traghettatore, furtivo per la maggior parte del tempo, egli imbarca consumatori, lettori o cittadini per condurli sulle rive del messaggio, del senso, del pensiero. Sempre quelli di un(‘) altro/a. E quanti autori, da così lontano; quanti lettori, così ansiosi di comprendere; sanno vedere quel che si gioca nel silenzio del tipografo? Raggiungere l’essenza della scrittura è semplicemente la sua quotidianeità, facendo della propria attività un affare molto particolare: così come le parole ‘testo’ e ‘tessuto’ condividono la stessa origine, la tipografia ci unisce, ci fa stare insieme.

« Le silence du typographe » On pourrait imaginer extraire un moment, le temps d’un dialogue, la typographie de la sphère de la communication où on la manipule adroitement. Mais le typographe est plutôt silencieux. Comme un passeur, furtif la plupart du temps, il embarque consommateurs, lecteurs ou citoyens, pour les mener sur les rives du message, du sens, de la pensée. Toujours ceux d’un(e) autre. Et combien d’auteurs, de si haut ; combien de lecteurs, si pressés de comprendre ; savent-ils voir ce qui se joue dans le silence du typographe ? Toucher à l’essentiel de l’écriture est simplement son quotidien, faisant de son industrie une affaire bien singulière : tout comme les mots texte et tissu partagent la même racine, la typographie nous relie, nous fait tenir ensemble.

La traduction est ici de Fabrizio M. Rossi qui anime la… touffue et magnifique revue Progetto Grafico, et qui a eu la gentillesse de traduire et publier mon premier texte « Lursien » en italien (même s’il me semble dater un peu :-(. En tout cas, on ne se connaît pas encore, mais j’ai l’impression qu’on est impatients de se rencontrer :-)

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Aosta, 4-7 ottobre 2007 NULLAOSTA Grafica, confini, relazioni.

Incontri, laboratori, mostre che indagano come la grafica può costruire relazioni di qualità tra luoghi e abitanti, istituzioni e cittadini, prodotti e utenti. Ciò che verrà messo in risalto non sarà tanto l’artefatto grafico nella sua espressività ma come questo può creare e modificare relazioni tra individui, ambienti e prodotti. Designer come Mike Rawlinson, Michel De Boer, Malte Martin e Stefano Dal Tin racconteranno come hanno cambiato la percezione di una città, di un quartiere, di un’istituzione, di un prodotto. Teorici e studiosi come Giovanni Anceschi, Sergio Polano e Nicolas Taffin racconteranno la specificità del linguaggio visivo come modalità relazionale, la nascita dell’immagine della città, gli aspetti filosofici della tipografia. Gli ospiti On. Pietro Folena e Giuseppe Giulietti si confronteranno in una tavola rotonda con la comunità dei grafici. Aiap community ci condurrà attraverso le suggestive mura del cripotoportico nei meandri del progetto vissuto dai grafici. Aosta farà da cornice a tutto questo con le sue montagne e le sue nuvole che ci portano naturalmente verso un’estetica relazionale tra paesaggi, stati, costumi e confini.

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