Exposé,

imageUne exposition publique, en libre accès, à la BPI à Beaubourg, puis dans les bibliothèques de France pendant cinq ans, conçue avec Michel Melot, un beau travail de Claire Mineur à la scénographie, et sélectionnée par le mois de la photo à Paris, ça ne s’annonce pas ? C’est quand même pas parce qu’on est toujours stressé et pressé qu’il faut bouder son plaisir et ne pas vouloir le partager.

Livre, du 8 novembre 2006 au 22 janvier 2007 Bpi, Espace de présentation, niveau 1 Entrée libre. (*Exposé, c’était le titre imaginé pour faire le pendant au Livre, publié chez l’œil neuf éditions)

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Parti d’Amsterdam

imageReçu de Julien Masanès, gourou européen de l’archivage du web, le message « Launched ! » : ça y est, Europe Archive, archive européenne de l’internet de médias numériques est ouvert officiellement. Pour les amateurs de musique classique, de films pédagokitsch et historiens ça commence même très très bien :-)

Ça s’est passé à Picnic, « Cross media week » à Amsterdam et le monsieur sur la photo c’est Brewster Kahle.

http://europarchive.org/ (Le gros titre noir n’est pas d’origine et je vais vite le reprendre – remarquez, en vidéo projection au moins, on le voit :-) l’interface voudrait permettre de naviguer dans de gros corpus et rivaliser – d’efficacité s’entend – avec celle de http://archive.org en apportant des moyens de choisir et télécharger plus efficacement ce qu’on cherche).

On en parle aussi ici : au Herald Tribune

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Aujourd’hui on rase gratis

imageGratuit ou libre, j’ai récemment testé et utilisé des ressources vraiment-très-très-pas-chères en ligne, alors je partage :

Typographie : la quantité

Dafont existe depuis longtemps. Une collection qui s’étoffe et une interface assez fonctionnelle. Ici : www.dafont.com/fr/.

Un petit nouveau avec une interface très rapide pour fouiller dans la collection de 10000 polices gratuites, classification alphabétique cependant. Le parti pris par ce site n’est pas de répertorier des typos, ni de renvoyer chez leur auteur, ni de les documenter, mais de simplement copier les polices pour les distribuer : betterfonts.com. On y trouve beaucoup de merdouilles mais bon, c’est comme dans la frippe, en fouillant très profond, on dégotte toujours quelque chose.

Typographie : la qualité

Un bel article qui recense et examine seulement… 25 typographies gratuites ou libres de qualité, voire de très grande qualité : Vitaly Friedman’s Notebook. Indispensable.

N’oublions pas, tant que nous y sommes le pendant libre du Verdana de Matthew Carter (en fin de vie, puisque son destin reposait sur son universalité et que Microsoft s’isole), le Vera de Jim Lyles, qui soit dit au passage compte une variante monospaced très bien à l’écran (pour le terminal ou BBEdit). C’est une commande de la Fondation Gnome (Linux) et c’est ici : www.gnome.org/fonts/ Solide.

Une découverte, le moteur de reconnaissance de typographie en ligne de MyFonts, qui travaille directement à partir de n’importe quelle image qu’on lui envoie. Bluffant : ca marche vraiment très bien, et s’il échoue, c’est un expert qui vous répondra : WhatTheFont.

Et avec ceci, quelques icones ?

J’avais besoin de grandes quantités d’icones, j’ai trouvé un projet libre qui vise à produire une librairie cohérente et de qualité, avec un vrai cahier des charges : Tango_Desktop_Project

Trois autres collections de petites icones gratuites ici : www.famfamfam.com

Ajax-in-a-box

Marre de bidouiller des scripts médiocres glannés ça et là sur le web ? Un vrai « framework » pour l’interface utilisateur web dynamique, « asynchrone » et ludique, développé, cohérent, documenté, très personnalisable et sous licence BSD est disponible ici : c’est le cadeau de Yahoo au web développeurs (une fois n’est pas coutume :-). yahoo.com/yui/ Testé et adopté (certains effets sont à utiliser avec modération, mais l’ensemble peut être vraiment utile pour rendre plus fluides des scénarios d’interaction).

C’est tout pour aujourd’hui. Demain, ça redevient payant ;-) On se demande quand même : mais qu’est-ce qu’on va pouvoir leur offrir à tous ces trop-gentils pour les remercier de leur générosité ?

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Roger est dans la place !

imageMais qui est Roger ? Aujourd’hui notre cinquième livre est arrivé de l’imprimerie (ça fait toujours quelque chose) ! Dépôt légal, Électre, RP, on a du travail, mais déjà une petite note sur un nouvel ouvrage particulier qui se demande ce qu’est un document, et fait au passage une petite révolution conceptuelle.

Si l’annonce n’est pas encore sur le site de notre maison d’édition, d’abord parce que ce site bascule en ce moment vers une nouvelle version avec boutique en ligne (pour faciliter les ventes d’ouvrages à l’étranger notamment), mais aussi et surtout parce que nous réservons la primeur de l’ouvrage aux participants de la Semaine du Document numérique, dans moins de deux semaines à Fribourg en Suisse (site web). Parution le 18 septembre donc. Et si nous réservons la primeur aux participants de la SDN2006, c’est parce que certains (pas mal à vrai dire) d’entre eux sont auteurs… de ce titre. En effet, Roger T Pédauque n’existe pas tout à fait, ou plutôt si, c’est un collectif de très nombreux chercheurs regroupés au sein du « réseau thématique pluridisciplinaire » RTP Doc (ahhh j’ai compris !). Lui n’existe donc pas comme d’autres, et pourtant quelle production ! quels textes !

L’ouvrage regroupe trois textes de Roger que l’on trouve sur Internet sur le site http://rtp-doc.enssib.fr/ accompagnés ici d’une préface de Michel Melot et une introduction de Jean-Michel Salaün. En ligne comme tous nos ouvrages, dont nous avons mis le contenu à disposition gratuitement, sauf que là, les textes étaient accessibles avant le livre, avant nous. Mais, et c’est ce qui nous a fait plaisir  la lecture est sensiblement modifiée par la « mise en livre ». C’est autre chose, nous avons voulu un objet. Plus fluide, plus clair, le texte change lorsqu’il habite le livre. La mise en page veut laisser le lecteur s’installer dans le texte, avec une typographie de Zuzana Licko, et des respirations en ASCII Art (comme le Gutenberg de la couverture). Ce qui nous a vraiment fait plaisir, enfin, c’est de publier Roger, je souhaitais le faire depuis longtemps, et grâce à Hervé Le Crosnier qui le voulait aussi, le fil d’Ariane des rencontres et du temps l’a permis.

Avant de retrouver le livre à Fribourg (où on pourra avoir une dédicace exclusive de Roger) ou sur le site de C & F éditions dans une dizaine de jours, voici déjà la présentation de la quatrième de couverture :

En rencontrant le numérique, ce qu’on appelle document connaît de profonds bouleversements. Texte, support ou mémoire sont largement redéfinis et auteur, éditeur, lecteur ou bibliothécaire se trouvent repositionnés. Les formes contemporaines de production, de circulation et d’usage du document numérique accompagnent l’émergence d’une nouvelle modernité analysée et mise en perspective avec style et clarté par Roger T. Pédauque*. Les trois textes réunis ici constituent ainsi le premier « classique » des humanités de cette ère numérique.

« Que peuvent dire les linguistes devant un octet et les sémiologues devant un pixel ? […] Si la quête à laquelle nous invite Roger doit être orientée vers les sciences humaines qui étudient les conditions sociales de validité du document, plus que la matière des supports ou la forme des signes, la connaissance des moyens techniques mis en oeuvre et des économies qui les portent n’en est pas moins indispensable. Si l’on veut aller plus loin vers une maîtrise équitable des nouvelles technologies, il faut traquer les stratagèmes qui rendent leurs processus opaques. » Michel Melot (préface).

  • Roger T. Pédauque est le nom collectif d’un réseau de scientifiques francophones travaillant dans les divers domaines d’expertise des sciences humaines et sociales ainsi que des sciences et techniques de l’information et de la communication. Réunis dans un « réseau thématique pluridisciplinaire » du Centre national de la recherche scientifique (France), prolongeant sur trois ans leurs réflexions, ces chercheurs et chercheuses ont choisi un pseudonyme collectif pour mieux montrer les mutations des auteurs et de l’autorialité et construire un essai qui fera date, autant par la pertinence de ses réflexions que par les échanges qu’il suscite.

Roger T. Pédauque Le document à la lumière du numérique Forme, texte, médium : comprendre le rôle du document numérique dans l’émergence d’une nouvelle modernité. 18 € – ISBN 2-915825-04-1 imprimé en France

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YouTube, le web comme la télé au bon vieux temps du général.

imageVous avez déjà vu dans bien des blogs (pas ici :-) des vidéos avec un gros bouton play au centre et un logo « youTube » en bas. On les voit partout, souvent les mêmes partout d’ailleurs ;-) Symmmpaaa, hein ? Sympa ??

Etienne Mineur dans son blog hautement recommandable en avait publié une vraiment rigolote ici. Je l’aimais bien cette vidéo, je suis revenu pour la revoir sur le blog d’Étienne et, eh bien, elle lui a été retirée (il constate après coup : « visiblement le réalisateur de la première vidéo, Guillaume Reymond, a stoppé la diffusion par YouTube et DailyMotion de sa vidéo. Dommage, ça lui faisait pas mal de promotion (encore un furieux du CopyRight;-)…« ). Putain : Mineur censuré pour abus de space invaders !!! Circonstance aggravante : insertion d’objet flash abusif.

Une vidéo retirée sans aucune explication claire en fait (hypothétiquement donc à la demande de son auteur), et dont la censure se répercute ainsi instantanément et effectivement de blog en blog, exactement à l’inverse de ce qu’est le web (un fichier est censuré sur un site, le voici sur un autre). Un message monstrueusement hypocrite (agrandir l’image) de Daily motion, écran noir qui censure et s’excuse en même temps, tout en se référant à une « politique » de contenu sans plus de précision… Mais c’est-y-pas un vrai signe de la mutation du web en media de type broadcast et du pouvoir de ces sociétés sur la blogosphère ça ? Quel est le statut de cet article de blog illustré, et qu’est-ce qu’un document ainsi contrôlable et modifiable par un tiers ? Il serait moins choquant selon moi que le blog renvoie par un lien à une page où l’on peut voir la vidéo, et que ce lien se trouve rompu ou remplacé par une explication.

Par ailleurs, pour ceux qui lisent l’anglais, il est intéressant de voir que par leur conditions d’utilisation (que je suis évidemment forcé d’accepter pour y placer une vidéo), il semble que je cède la propriété pleine et entière de mes créations (qu’ils appellent si joliment contenus) à la firme qui édite Youtube (lire l’article de boing boing) qui se réserve le droit de les exploiter commercialement. Aussi répugnant que séduisant ce web 2.0, non ?

Voilà pourquoi je n’aime vraiment pas, mais alors vraiment pas, la vidéo flash qui permet les « youtube » et « dailymotion » et la centralisation « live ». Distribuons donc des fichiers mpg archivables et lisibles par tous, et multiplions-les. L’espace disque ne manque pas, la bande passante non plus. Mettez donc vos photos sur flickr, vous verrez bien ce qu’ils en feront, avec ou sans vous…

Allez, sans rancune, une petite vidéo surprise pour le fun !

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