Personnel et non confidentiel

imageQu’est devenu le scrupule que l’on avait, il y a quelques années, à défendre la « sphère privée » face à la mise en réseau universelle de l’Internet, à vouloir couver et protéger les données personnelles ? Petites notes et tentative de recensement d’outils récents qui projettent littéralement la personnalité en ligne, panorama de l’évolution vers le web 2.0, et questionnements inévitables sur la sphère privée.

Depuis quelques mois, un glissement d’abord tranquille me semble s’accélérer. Je me souviens de l’insistance que nous avions il quelques années (ici en France du moins) à défendre farouchement la sphère privée et à stigmatiser tous les moyens informatiques qui pouvaient la menacer en collectant et stockant en ligne les données personnelles. La CNIL, faisant alors la différence entre la publication de données personnelles et l’exploitation à des fins elles-mêmes privées de ces mêmes données personnelles, accompagnait ses multiples alertes de petits didacticiels pour apprendre à reconnaître et limiter les traces que l’on peut laisser sur le web (elle le fait toujours).

L’appropriation du web, via les pages perso, puis les blogs, puis les espaces communautaires, a permis à chacun de publier, c’est à dire de rendre public ce qu’il souhaitait, que cela soit personnel, familial ou de l’ordre d’un rayonnement intellectuel… Mais dans tous les cas – allant de l’exhibitionnisme à l’autoédition – cela relevait d’une démarche volontaire et déterminée. C’est bien là que quelque chose est en train de changer radicalement avec l’émergence de ce qu’on appelle le web 2.0… Suite par ici : À observer les récents outils et services qui foisonnent, on s’aperçoit qu’un ensemble de phénomènes – qu’on pourrait plus ou moins faire coïncider avec ce qu’on appelle désormais le web 2.0 (la définition par wikipedia du web 2.0 est assez synthétique et comporte des renvois) – contribue à accélerer un glissement déjà rapide vers la publicité des données privées sans vraiment questionner ce phénomène. Car il ne s’agit plus d’une démarche de publication, comme pages perso, blog, mais d’un principe même de fonctionnement aux multiples facettes. On appelle ça le « social » sur le web (les exemples arrivent tout de suite…).

Le principe est en gros celui-ci : le web n’est plus un réseau documentaire statique (web « 1.0 ») ni un espace commercial et sémantique dynamique et géré par des applications sur serveur (« web 1.5 »), mais une plate-forme complète de développement d’applications. Techniquement, cela suppose qu’on puisse par exemple l’utiliser de manière asynchrone c’est à dire de manière fluide pour l’utilisateur (avec Ajax, entre autres – définition wikipediaarticle célèbre de Jesse James Garrett). Conséquence : on a moins besoin de ressources sur son poste de travail, et à vrai dire de poste de travail tout court. Les données, les applications, les préférences et infos personnelles sont, plus ou moins, toutes en ligne. Ces données s’enrichissent au fil des multiples connexions, et du même coup, elles peuvent le faire au contact des autres utilisateurs. Par un effet de masse on obtient aux services « sociaux » qui établissent dans cette masse des liens de proximité et proposent une capacité de tout un chacun à participer à la grande mise en ordre permanente du divers – « folksonomie », etc.

Exemples : je peux toujours naviguer sur le web, mais je peux m’enregistrer auprès de mon moteur de recherche pour qu’il me connaisse mieux et « améliore  » ses réponses (le moteur A9 par exemple, édité par Amazon, ce qui n’est pas innocent), je peux consulter mon compte Gmail, où le contenu de mes messages personnels sert de base à un index publicitaire personnalisé. Je peux collecter mes bookmarks (sites favoris) avec http://del.icio.us/ ou l’un de ses nombreux rivaux (qui commencent tous sans publicité), plutôt que sur mon poste, ainsi je les retrouve depuis n’importe quel ordinateur et mieux : je les commente, ils deviennent une micro publication, je les partage avec d’autres, je découvre des personnes proches via des concepts communs et je regarde leurs favoris afin d’enrichir les miens, etc.

Je peux en faire autant avec mes photos sur http://flickr.com, qui m’offre de stocker mes clichés et de les regrouper dans des espaces communautaires au moyen de tags, et même faire tout cela en écoutant yahoo! radio , une radio qui se personnalise en apprenant mes goûts musicaux progressivement. Je travaille en utilisant think free online, une suite bureautique en ligne, qui s’exécute dans mon navigateur, et j’enregistre tous mes documents sur mon idisk en ligne etc. Je me fais des amis sur le site communautaire Orkut. Je m’informe via Google reader ou Bloglines, où reposent tous mes abonnements, toutes mes sources d’infomation, et ce que je lis, et en combien de temps, et… j’en oublie !

Pour être pratique et séduisant, ce web d’applications se veut plus fluide, plus rapide, mon navigateur échangeant en permanence des petits fragments d’information xml avec le serveur, et non des documents entiers. Bref, chacun de mes battements de cils devient une petite requête http. Ces exemples déjà banals pour certains, complètement inconnus, voire impensables pour d’autres, picorés dans ce grand mouvement vers le web 2.0, révèlent parmi tant d’autres deux ou trois choses que je relève ici :

1/ le rôle absolument stratégique que va jouer le navigateur web. La guerre autour de cette application n’est pas finie. Pour se faire une idée, du navigateur typique « 2.0 », tester flock, un navigateur en développement qui intègre directement certaines de ces techniques (del.icio.us, blogger, flickr).

2/ Le fait que, loin de laisser seulement des traces, c’est carrément l’ensemble de mon flux information entrant et sortant que je confie au réseau. Mes données sont des ressources accessibles de partout par beaucoup quand ce n’est pas par tous. Certaines sont publiques, d’autres sont largement exposées à des prestataires dont je ne lis pas toujours les contrats de licence (mes mails, mes photos, ne sont plus seulement sur un serveur extérieur, elles font l’objet d’indexations, de recherches, d’exploitation commerciale, etc.). Par delà ce phénomène, je note que mon information fait la richesse (sémantique et financière) de tiers.

3/ Le fait que ces outils achèvent de rendre l’information transparente, vieux rève des pères fondateurs de la cybernétique, utopie en passe de réalisation. Plus de différence entre public et privé. Mon information, et mes outils, sont publics, exposés à tous. Noyés dans le bruit des autres, sans doute, mais accessibles à qui le désire, et inscrites dans l’universel. Il ne s’agit plus de la page perso des débuts, ni du blog, où je racontait ce que je voulais, mais bien de mes outils, soit de ma structure de travail, de pensée, de mon flux affectif, de l’ensemble de mes dimensions personnelles. Le modèle dit « social » les dissout dans une « intelligence collective » en perpétuel mouvement.

D’un coup de baguette magique en quelques mois, personnel ne serait plus confidentiel ? Tout cela tient sans doute en partie de l’américanité (de la californianité ?) du phénomène web, avec une conception différente de la notre de l’espace public et privé (il me semble que l’espace réel (urbain, etc.) est là-bas d’avantage privatisé et l’espace privé très défendu (par la résidentialisation, par les armes s’il le faut), ce qui est encore bien différent chez nous, et pour les deux espaces. Avec un pragmatisme qui nous fait oublier chaque jour certains de nos principes (du travail, de la vie, de la législation) au moyen d’outils en perpétuelle évolution avec des progrès qui sont annoncés bruyamment et des disparitions qui le sont moins (ce phénomène « Beta permanente »).

Avec enfin une technologie dont nous ne devons pas oublier qu’elle signifie l’adjonction d’un discours (logos) à la technique, soit l’idéologie de la technique, et que l’on nous oblige bien souvent à prendre la première en acceptant la seconde. Tous ces outils sont étonnants et suscitent l’enthousiasme, simplement je ne trouve pas beaucoup de voix parmi les « geeks » au fait de toutes ces technIQUES pour leur poser, tout simplement, des questions.

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Coqu1lles

imageL’imprimé sur vêtement ce n’est pas nouveau… les copies de marques à bon marché non plus, soit sous la forme de pure et simple contrefaçon, soit en forgeant une marque d’aspect très proche de la marque copiée. Mais aujourd’hui, en un seul trajet en métro, j’ai pu voir deux vêtements portant des marques avec une « vraie » coquille dans le logo sérigraphié.

Un gamin d’abord portait un blouson ATCION MAN, avec l’inversion du C et du T comme sur cette image, puis une jeune fille portait un sac ROOUEFORT CHEFSE, tel quel (on sait que Roquefort comme champagne est une appellation « inaliénable »).

Je suis peut-être un peu à la ramasse, mais n’avais jamais vu ce procédé. D’habitude on trouvait des noms proches du modèle, mais tout de même disctincts (Nuke, Adisse, Leevi peut-être). Là on s’approche d’avantage des spams, qui essaient de rendre lisible le nom Viagra en insérant des lettres qui ne seront pas reconnues par les filtres chargés de placer automatiquement le courrier indésirable à la corbeille (V1AG8A, par exemple), en laissant l’œil humain reconstituer le message. La nuance est mince mais elle est significative.

Alors, soit les marques occidentales qui achètent si peu cher en Asie vont jusqu’à courir le risque de la coquille, ce qui est hautement improbable, tant elles sont pointilleuses sur ce point, la marque en elle-même leur seul fond de commerce (cf. le classique livre No Logo de Naomi Klein), soit les contrefacteurs modernes ont renouvellé leurs techniques en n’essayant plus de créer des noms, fussent-ils proches d’une marque existante, mais en ne travaillant plus que sur le visuel et en reconstituant – idéographiquement -l’empreinte « rétinienne » de leur modèle, et en jouant avec les glyphes comme le font les spammeurs, au plus près de la marque. Ce qui est plutôt amusant à voir, la précaution qui consiste à introduire une coquille dans un logo franchement plagié ressemble plus à un clin d’œil (c’est le cas de le dire) qu’à autre chose.

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La chose

imageOn peut l’appeller « la chose – the thing », fruit d’un travail phénoménal de ces dernières semaines (pour nous, et de ces derniers mois pour ceux qui nous ont précédé); afin d’éditer et réaliser l’ouvrage collectif multilingue « Enjeux de mots » sur les dimensions citoyennes de l’internet. Nous en sortons juste, épuisés, et attendons le bébé-imprimé pour très bientôt. En attendant les news officielles sur le site cfeditions.com qui donnera tous les détails dans les prochains jours, voici déjà quelques données, ne serait-ce que pour le souvenir.

D’abord des chiffres ! 30 auteurs reliés depuis quatre continents, 4 coordinateurs, 12 traductrices, 6 relecteurs, 2 maquettistes pour un ouvrage de 656 pages de 21 x 26 cm et de 1,3 kg intégralement quadrilingue (oui, tout y est lisible en Français, Anglais, Portugais et Espagnol), que nous aurions bien aimé garder encore un peu sous nos claviers, pour le peaufiner, mais qui doit impérativement rejoindre Tunis au début novembre pour le Sommet mondial de la société de l’information (SMSI) et donc partir sous presse. De quoi s’agit-il donc ?

Enjeux de mots, Palabras en juego, Word Matters, Desafios de palavras, est une sorte d’encyclopédie explorant les dimensions politiques et sociales de l’internet, pour aujourd’hui et demain. Les auteurs, du Nord et du Sud, on apporté des contributions à un ensemble de référence et de débat qui permet de cerner ce que sera la société de l’information, avec (ou sans ?) l’implication citoyenne.

« Gouvernance de l’internet, expression citoyenne, femmes, logiciel libre, piraterie, accessibilité, intelligence coopérative, fracture numérique, médias, communautés virtuelles, gestion des savoirs, cybercriminalité », sont quelques-uns des concepts ici définis et débatus par des auteurs spécialistes, militants du monde entier. C’est vraiment précieux, au vu des enjeux qui se dessinent en ce moment, dont nous reparlerons car il y a urgence à comprendre pourquoi il faut se manifester maintenant sur ce terrain. Et comme nous réservons le débat sur le fond à d’autres lieux et à un autre moment, qui me permettra d’expliquer pourquoi il faut absolument se procurer ce livre :-) je reviens pour l’instant sur nos petits détails, à nous artisans, ici … Côté outils et méthodes, pour ce projet délirant et chronométré, nous avons travaillé avec Sympa sur serveur pour la discussion permanente par liste de diffusion, la collection et le dépôt des éléments (Word et PDF). La préparation s’est faite en partie dans Word (bof) puis dans inDesign. Excel (bah, oui) était là pour essayer de nous aider à nous y retrouver (30 articles, dans 4 langues, chacun étant issu d’une langue source différente, de multiples versions originales et traduites, stades de relecture et de correction, il fallait y retrouver ses petits !). Des tableaux à mise en forme conditionnelle (la couleur change selon le contenu des cellules) permetaient de jauger les manques et l’avancée des travaux en permanence, et éventuellement d’alerter par anticipation sur des retards dangereux côté traduction. Indesign a soutenu la maquette en quatre colonnes sur chaque double page (avec styles et préférences de typo et de césure adaptées à chaque langue). Les algorithmes typo d’indesign sont bons. En revanche la MinionPro s’est avérée une vraie catastrophe (les apostrophes sont piégées ! pas très « pro » ça). Le mode « livre » d’Indesign a été fiable pour gérer les 35 fichiers quadrilingues (un peu lent et surtout bloquant carrément le logiciel – il est temps qu’Adobe réécrive ses applis en multithread avant de se contenter de les revendre annuellement à ses clients sous forme de mise à jour à peine reliftées). Un regret, je ne connais pas assez inDesign encore pour pouvoir préparer le texte via des tags (les xpresstags permettent de baliser un fichier texte sur lequel on peut effectuer des opérations en série via des expressions régulières – il ne reste plus qu’à l’importer et à regarder les styles s’appliquer tous seuls – magique !). Il faut donc que je me documente sur applescript et inDesign.

Beaucoup, beaucoup, d’Acrobat, enfin, à destination des relecteurs, qui émetaient leurs corrections dans le PDF collaborativement (cela a été l’occasion de tester la version 7), puisque chacun n’était compétent que dans une langues -ou deux au mieux. Un point de méthode intéressant, le report des corrections s’est fait en fusionnant les commentaires Acrobat, puis directement à l’écran, plutôt que via une impression papier (après tests, cela s’est avéré plus sûr et plus rapide), en superposant exactement les fenêtre Indesign et Acrobat commenté et en jouant sans cesse du pomme-tab (bonjour les crampes) pour basculer d’une appli à l’autre (il a tout de même fallu investir dans un écran cinéma HD adapté à ces double-pages pour pouvoir faire ainsi). Enfin, impression et relecture-correction finale à la main, à l’ancienne, au calme, en tandem avec Hervé.

Voilà, la tornade est passée, on se repose un peu (mais pas trop, car il faut préparer la promo…) Il a bien fallu s’arrêter, au mieux de ce que nous avions pu faire dans le temps très limité que nous avions eu (six semaines en plus des autres travaux en cours). Il restera dans cette édition des petits problèmes et fôtes (j’en connais déjà, mais il falait bien être pragramatique et la parution de ce livre est un petit miracle) que nous corrigerons avant la première réimpression qui ne tardera pas, tant cet ouvrage attend un succès mérité ;-) Un grand merci en tout cas à Odile Martin-Brault de son aide intensive.

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Jour de colère

image Entreprenants, dématérialisés, indépendants hi-tech, créateurs pressés par les bouclages, les deadlines, les mails ; on se sentirait bien loin de ce qui se passe en bas – oui oui, en bas dans la rue (pourtant, ici entre la Bastille, la République et la Nation, on ne peut difficilement l’ignorer ;-). Aujourd’hui on parle de démocratie, et c’est dans la rue, pas sur le net, que ça se passe. Les parlementaires, nos représentants à nous, le peuple, reprennent le travail. Et les travailleurs (eux-seulement ?) s’arrêtent, manifestent. Je dis qu’on se « sentirait » loin d’eux, dans notre bulle hyperproductive, hyperprécaire, hypertoutetn’importequoi, parce qu’en réalité, les choses se précipitent, la violence et la pression politique et économique sont tellement fortes qu’il faudrait être vraiment anesthésié pour ne pas être furieusement démangé par le pavé. Des raisons ?… Colère : j’en ai vraiment marre. Marre de voir le tissu social se désagréger, marre de laisser une telle haine du peuple s’exprimer et agir. Les raisons de la colère ? Une coupe énorme qui déborde à force de se remplir.

Dodo : des marchands de biens qui s’achètent et se revendent les villes à prix d’or « à la découpe » avec en corrollaire des expulsion de familles accélérées cyniquement à la veille d’une trève hivernale si chèrement obtenue. Des travailleurs qui paient pourtant des loyers exorbitants et à qui on ne proposera pas plus de logements sociaux quand, dans une manipulation de chiffres, on démolit autant de logements sociaux qu’on annonce en construire (et peut-être même d’avantage).

Boulot : des entreprises qui expulsent elles aussi leurs salariés, et ne laissent à vivre à ceux qui restent, ici ou ailleurs dans le monde – le plus souvent, que la pression quotidienne d’un management qui les précarise, les déresponsabilise et les rend stupides ; misérables rivaux solitaires soumis à la loi du silence (le nouveau contrat CNE va ici achever les ravages). Pour les masses de chômeurs ainsi créés, un système qui les marginalise en s’efforçant de les radier le plus efficacement possible pour obtenir des statistiques en baisse, un système de santé démoli consciencieusement, et en toute discrétion (un ministre qui s’efforce de ne pas révéler le contenu réel de sa réforme, c’est quand même fort). Et toujours, en paralèlle, par toutes les fenêtres médiatiques, si vénales et débarassées de leurs dernières miettes d’intelligence, un discours-masque, ou bien un poujadisme qui accuse les fonctionnaires « nantis » – mais surtout derniers à l’ouvrir au nom de tous – ou la paresse et le pessimisme du Français, etc. Un gouverment désavoué trois fois de suite massivement et qui accélère la braderie sociale avant de se faire sortir. On lui laissera aussi le temps de supprimer aussi l’ISF sans doute.

Grosse grosse grosse fatigue. Envie de regarder ailleurs pour se rassurer ? Les américains annoncent la couleur par un terrible acte manqué : on commence par ne rien faire pour la population de la Nouvelle Orléans en détresse. Terrible tentation en effet. Car ce n’est pas par hasard. L’économique semble nous montrer qu’il se passera de nous. Le pouvoir d’achat de tous ne lui est plus un moteur nécessaire. Sans boulot, sans dodo, sans métro, voilà comment on voit le peuple de nos démocraties : des parasites (qui consomment sans produire). Pas de chance, la population est trop nombreuse et on commence à laisser des purges se faire. Catastrophes, épidémies, guerres, ont souvent été des ressorts utilisés par les pouvoirs qui pensent ainsi. Le plus terrible est alors pour ces prochaines années. Les prochains mois.

Alors juste pour montrer que même si nous vivions les derniers jours de la démocratie, on y tient, il faut au moins le dire, et sortir rejoindre les autres.

Parti

imageUne petite pierre ici aussi en souvenir de Jean-Paul Martin, associé de tous les vrais projets et fidèle ami, regardeur, écouteur inépuisable, qui s’est éteint ce vendredi soir après des années de résistance. Un grand vide grandit ici.

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